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9 juin, 2010

Le Désastre de Lisbonne – Voltaire

 Le 1er novrembre  1755 le tremblement de terre de Lisbonne avec ses 30 000 morts provoque un choc considérable sur la sensibilité des Philosphes du XVIIIe siècle, et Voltaire en particulier reste obsédé par cette catastrophe.

A ce moment là, Voltaire s’éloigne définitivement des théories optimistes et ne supporte plus qu’on cherche à nier le mal .

L’optimisme Leibnizien lui avait toujours parut contestable (tout est pour le mieux dans le meilleur des monde possible – Candide Pangloss), désormais il lui paraît impie.

Voltaire apprend la triste nouvelle 3 semaines plus tard et quelques jours après il écrit ce poème, achevé le 16 décembre 1755

Par santa13 le 9 juin, 2010 dans Non classé
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Exemple de présentation d’un texte à l’oral

Première partie de l’épreuve orale :

Exemple : le sonnet 138 de J. du Bellay.

Le texte que je me propose d’étudier est le cent trente huitième sonnet du recueil intitulé Les Regrets, paru en 1558, en pleine période humaniste.

L’auteur de ce poème, Joachim Du Bellay, est l’un des chefs de file de la pléïade, ce groupe de poètes qui s’étaient assignés pour mission de défendre la langue française et d’adapter en français les formes poétiques grecques et latines. Le textequi nous intéresse a été rédigé par Du Bellay lors de son retour en France, après un séjour de quatre années à Rome. Dans Les Regrets l’auteur du manifeste « Défense et Illustration de la langue Française »  exprime sa nostalgie de l’Anjou, sa terre natale, mais il se plaint également de sa vie quotidienne : la Rome moderne ne correspond en rien à ce qu’il avait imaginé. Les derniers poèmes sont enfin consacrés au retour en France et de nombreux sonnets prennent la forme d’une satire contre Paris car Du Bellay  retrouve dans la capitale les mêmes courtisans et autres flagorneurs que ceux de la cour Pontificale qu’il n’avait eu de cesse de fustiger lors de son séjour romain. Dans le sonnet 138, le poète traduit certe des admirations pour Paris, mais il n’en demeure pas moins critique en évoquant, de façon lapidaire, les inconvénients de la vie urbaine.

Je vais à présent procéder à la lecture du texte…

La question qui m’a été posée est « Quels sont les enjeux de ce sonnet ? »  Pour tenter d’y répondre je montrerai dans un premier temp que l’on a affaire, de la part du poète, à une évocation subjective et contrastée voire paradoxale de Paris. Dans un second temps, je mettrai en évidence le fait que c’est là une oeuvre représentative d’un humaniste et plus particulièrement d’un poète de La Pléïde.

Par santa13 le 9 juin, 2010 dans Non classé
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28 mai, 2010

IDEAL PHILOSOPHIQUE : ROUSSEAU et DIDEROT (article Encyclopédie)

ROUSSEAU

On y découvre son idéal politique.

Ce dernier répond au désir qu’éprouvait Rousseau de concilier les aspirations individuelles au bonheur et les exigences de la vie en Société.

Il s’agit pour Rousseau de concevoir un système politique qui respecte la volonté du peuple et qui en parallèle permet à chaque individu de rester maître de son destin – Ce Système idéalement permettrait d’assurer la sécurité de chacun et de tous et d’éviter les abus d’autorité du ou des dirigeants.

DIDEROT : 

Dans son article, « Encyclopédie », Encyclopédie (1751) affirme clairement dès le début son ambition didactique, la volonté des encyclopédistes à travers leur œuvre de promouvoir le Savoir.

Un article à visée didactique// article « Philosophe » de Dumarsais.

Il s’agit d’enseigner au monde des connaissances.

Il y définit l’œuvre comme objective et dispensant un savoir précis et scientifique. 

Il s’agit de « rassembler », « d’exposer » et de « transmettre » les « connaissances éparses sur la terre ».

La finalité didactique de l’Encyclopédie ne consiste pas seulement dans la promotion d’un savoir le plus complet possible mais aussi dans une formation de l’esprit à un regard « éclairé », raisonné sur le monde – « Le novice des lumières, de la raison » [...] « le libérer du joug de l’obscurité » et « lui permettre de penser par lui-même afin d’assurer sa liberté ».

L’amour de Diderot pour le genre humain transparaît également dans cet article ; c’est-à-dire sa volonté de faire passer l’intérêt général de l’humanité avant l’intérêt personnel : l’entreprise de l’Encyclopédie est une entreprise humaniste.

L’Encyclopédie pour assurer le bonheur et la liberté de l’homme : un homme éclairé sort de la barbarie.

Egalement, visée polémique. (à suivre…)

Par santa13 le 28 mai, 2010 dans Non classé
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15 mai, 2010

PREPARER ET REDIGER UNE DISSERTATION

La dissertation  consiste à ordonner une argumentation à partir d’une problématique fondée sur un corps de textes. Elle se présente comme une réflexion progressive et organisée.

 I – Analyser le sujet

Le sujet s’appuie sur une citation ou une question. Dans le domaine littéraire, une dissertation peut porter sur une oeuvre particulière, un auteur, un genre, un mouvement, sur une conception de la littérature, sur ses relations avec les autres arts.

La dissertation pose toujours un problème auquel le devoir doit envisager d’apporter des solutions. L’identification de ce problème impose une analyse précise du sujet.

Analyser le sujet consiste à :

II – Chercher arguments et exemples

Arguments et exemples constituent les raisons qui pourront entraîner l’adhésion du destinataire. De leur choix dépend pour une grande part l’efficacité du devoir. Pour une dissertation à la maison, vous pouvez vous aider de recherches documentaires et de lectures sur le thème traité.

Quelques démarches qui peuvent aider :

A chaque argument doit correspondre un exemple. Il faut éviter de procéder par simple allusion pour formuler celui-ci : si vous faites référence à un fait précis (fait d’actualité, événement historique, anecdote personnelle…) ou à une oeuvre (roman, film, chanson…), il est nécessaire de présenter brièvement votre exemple en considérant que le lecteur ne partage pas forcément des références culturelles qui vous sont familières.

Il est également nécessaire de souligner le pertinence d’un argument ou d’un exemple dans la démarche argumentative.

III- Construire le plan

Les arguments doivent être organisés en fonction d’un projet clairement défini. L’écriture du devoir est donc précédé de l’élaboration d’un plan fixant une progression. Il s’agit pour le rédacteur d’éviter la confusion et d’assurer à son argumentation la plus grande efficacité possible.

En règle générale, on veille à soutenir l’intérêt de l’argumentation en ménageant une graduation. On peut ainsi ordonner les arguments en fonction de leur impact supposé sur le lecteur. Il est possible, en fonction du sujet d’adopter certains types de gradation : du concret à l’abstrait, du particulier au général, de l’individuel au collectif, du plus évident au moins évident…

Le type de plan à utiliser est fonction du sujet. (Méthodes et Techniques ch.25 et 26)

IV- Rédiger la dissertation

Passer deux à trois lignes

A l’intérieur de chacune des grandes parties, les idées sont organisées en paragraphes (sous-parties, qui peuvent être elles-mêmes composées de plusieurs paragraphes) et reliées les unes aux autres à l’aide des connecteurs logiques. Un paragraphe comprend toujours un argument développé et un exemple qui illustreexplicite et renforce l’argument. L’exemple n’est pas seulement cité, il est commenté, expliqué.

Passer deux à trois lignes

Par santa13 le 15 mai, 2010 dans Non classé
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L’idéal de « l’Honnête homme »(un homme du monde ) (au XVIIème siècle)

Noble ou bourgeois, il a les manières d’un homme universel… Elégance (au sens du latin « eligere » – choisir) Il a une Justesse d’esprit  alliant raison et esprit de finesse

Equilibre – (l’adjectif honnête au XVII ème siècle = « convenable, modéré »). L’honnête homme est modéré en toute chose, il a le sens de la mesure. 

I – QualitésIntellectuelles : il sait choisir, faire le tri parmi les connaissances. Il a des qualités de jugement. Il est toujours en apprentissage. Cultivé sans être ni spécialiste, ni pédant, il met un point d’honneur à ne pas se faire remarquer. Il refuse d’imposer son savoir. « L’honnête homme ne se pique de rien«  

                                                                                                   La  Rochefoucauld  (Maximes, 203)

II – Qualités Sociales– Il sait choisir ses amis. Il ne se laisserait pas abuser par un Trissotin (les femmes savantes). – Goût de la vie mondain et le sens aigü des convenances sociales : le naturel, les bonnes manières, la politesse, la courtoisie, la galanterie(on aime à être en sa compagnie). Il a l’art de la conversation (on ne s’ennuie pas avec lui) « On dit bien vrai qu’un honnête homme c’est un homme mêlé ». Montaigne III, 9 « De la vanité », il s’ouvre à tous grâce à l’amitié, au voyage : cette curiosité développe son esprit critique. Distingué sans être maniéré, précieux, galant. Discret mais sans fadeur (il sait s’affirmer). « L’honnête homme et un homme poli et qui sait vivre«                                                                                                                     Bussy Rabutin                                                                                                Lettre à Corbinelli (6 mars 1679) 

tout le contraire d’un fâcheux, d’importun, d’un provincial (un homme du monde). Personnel, il sait défendre son opinion, mais il est tolérant dans la conversation. Il recherche le juste milieu III – Qualités moralesIl sait choisir sa morale : noblesse des sentiments (s’oppose au « vulgaire »). En lui domine la raison, une sagesse qui sait faire la part des choses. Il a des qualités de coeur, une valeur morale (sens actuel du mot « honnête »). Modération, modestie, discrétion, pas d’étalage du moi. Pas de passion excessive. « Il sied d’être vertueux et de s’en cacher ». 

                                                                                                           Chevalier de Moré

 « Un honnête homme peut être amoureux comme un fou, mais non pas comme un sot »     La  Rochefoucauld (Réflexions, 353)                                                                                                             

Par santa13 le 15 mai, 2010 dans Non classé
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14 mai, 2010

La Censure et les philosophes du XVIIIe siècle

Le prestige croissant des philosophes n’exclue pas bien au contraire, les persécutions du pouvoir politique. Dès le début du siècle les progrès de l’esprit de critique et de libre examen, la mise en question du système économique, politique et idéologique multiplient les infractions à l’ensemble des règlementation établies depuis Charles IX pour surveiller l’impression et la librairie. 

La montée des périls entraîne un brutal retour à la répression. Deux déclaration royales : 1728 – 1757, montrent à quel point le gouvernement entends surveiller la littérature :

  Sont punis de peine de mort les auteurs, éditeurs, imprimeurs ou colporteurs d’ouvrages tendant « à attaquer la religion, à émouvoir les esprits et à donner atteinte à l’autorité du roi ». 

  Tout auteur doit obtenir une « permission » officielle attestant que son ouvrage ne contient rien d’attentatoire à la religion, au pouvoir royal et aux bonnes mœurs. Cette permission qui entraîne un « privilège » garantie du libraire contre les contrefaçons, dépend d’un censeur royal nommé par le chancelier et responsable de ses décisions.  Trois juridictions ont le pouvoir de condamner un auteur même si son ouvrage a été approuvé par la censure

 1) La Sorbonne : chargée d’examiner l’orthodoxie théologique des livres et dont l’autorité se discrédite peu à peu. 

2) Les Assemblées du clergé : qui s’insurgent contre les progrès de la philosophie et votent des « dons gratuits » au gouvernement royal pour obtenir de lui une condamnation énergique des ouvrages séditieux par le Parlement. 

3) Le Parlement, dont la sanction entraîne la défense d’imprimer, de vendre et de colporter l’ouvrage condamné que l’on fait symboliquement brûler de la main du bourreau. Il peut « décréter de corps » (faire arrêter l’auteur), ce que Rousseau en 1762 et Raynal en 1781 évitent par le fuite et l’exil. Sans aller jusqu’à ces extrémités on saisit souvent les livres et on arrête les vendeurs. Nombre d’auteurs, et surtout d’imprimeurs, de libraires, de colporteurs passent quelques mois à La Bastille ou à Vincennes, à commencer par Diderot et par le libraire de L’Encyclopédie - Le Breton. C’est pourquoi les colporteurs clandestins dissimulent habilement dans leurs magasins dans lesquels affluent les ouvrages imprimés à l’étranger.

 – De l’Esprit des Lois à Genève ; – Du contrat Social et La Nouvelle HéloÏse à Amsterdam ;  – Voltaire fait paraître ses œuvres à Londres, à Berlin ou à Genève puis organise lui-même leurs circuits d’entrée en France – L’impression en Français à l’étranger ne rencontre pas de difficultés, le Français est alors langue internationale. –Malesherbes, en 1763, met en pratique l’idéologie libérale qui le conduira, une fois devenu ministre de Louis XVI à demander l’absolution de toute censure dans son Mémoire sur la liberté de la presse (1788) – Il prévient à l’avance les libraires des descentes de police qu’il est contraint d’ordonner ou même fait mettre à l’abri des papiers de Diderot et les épreuves de l’Encyclopédie chez son beau-père le chancelier Lamoignon. [La suppression de la "Librairie" par la Révolution consacre le renversement d'un Système déjà miné depuis longtemps.]  La censure libérale n’intervenant qu’après l’impression se substitue à la censure royale ce qui n’assure d’ailleurs pas une réelle liberté pour l’écrivain, aucun émigré ne se risque à publier d’ouvrage en France sous le Révolution. – mes les retours agressifs ou brutaux le caractère clandestin donné à la diffusion du livre, aboutissent  à susciter une curiosité croissante du public, à accélérer la diffusion d’idées nouvelles.

 En 1736 : Voltaire exilé quelques mois en Hollande après la publication du Mondain (poésie à visée argumentative au service des Lumières). 

Par santa13 le 14 mai, 2010 dans Non classé
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10 mai, 2010

TEXTE DU DISCOURS DE ROBESPIERRE

ROBESPIERRE DISCOURS DU 13 MAI 1791 A LA CONSTITUANTE
Figure emblématique de la Révolution, Robespierre (1758-1794) fut peut peut-être le premier homme politique français à évoquer clairement, dans un débat public, l’abolition immédiate de l’esclavage, alors que même les fondateurs de la Société des amis des Noirs, comme Brissot et Condorcet, se bornaient à réclamer la suppression de la traite et renvoyaient l’abolition de l’esclavage à un futur plus ou moins lointain. Voici un extrait du discours, demeuré célèbre, où Robespierre exhorte l’Assemblée nationale à renoncer à l’esclavage sans délai.
[...] Dès le moment où dans un de vos décrets, vous aurez prononcé le mot esclaves, vous aurez prononcé et votre propre déshonneur et le renversement de votre Constitution.
Je me plains au nom de l’Assemblée elle-même, de ce que, non
⑤ content d’obtenir d’elle tout ce qu’on désire, on veut encore la forcer à l’accorder d’une manière déshonorante pour elle et qui démente tous ses principes.
Si je pouvais soupçonner que, parmi les adversaires des hommes de couleurs, il se trouvât, quelque ennemi secret de la liberté et de la
⑩ Constitution, je croirais que l’on a cherché à se ménager un moyen d’attaquer toujours avec succès vos décrets pour affaiblir vos principes, afin qu’on puisse vous dire un jour, quand il s’agira de l’intérêt direct de la métropole : vous nous alléguez sans cesse la Déclaration des droits de l’homme, les principes de la liberté, et vous y avez si peu cru vous
-⑱ mêmes que vous avez décrété constitutionnellement l’esclavage. L’intérêt suprême de la nation et des colonies est que vous demeuriez libres et que vous ne renversiez pas de vos propres mains les bases de la liberté. Périssent les colonies, s’il doit vous en coûter votre bonheur, votre gloire,
⑳ votre liberté. Je le répète : périssent les colonies et les colons veulent, par des menaces, nous forcer à décréter ce qui convient le plus à leurs intérêts. Je déclare au nom de l’Assemblée, au nom de ceux des membres de cette Assemblée qui ne veulent pas renverser la Constitution,
25 au nom de la nation entière qui veut être libre, que nous ne sacrifierons aux députés des colonies, ni la nation, ni la colonies, ni l’humanité entière.
[...]

Par santa13 le 10 mai, 2010 dans Non classé
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DISCOURS DU 13 MAI 1795, A LA CONSTITUANTE

ROBESPIERRE
L’ART DU DISCOURS ET L’ACTE DE PAROLE
Répondre aux questions suivantes :
1) A qui s’adresse Robespierre dans ce texte ? Dans quelles circonstance ? Avec quelle(s) intention(s) ?
2) A quoi reconnaissez-vous la nature « orale » ? de ce texte (il s’agit d’un texte qui sera lu devant une assemblée) ?
Quels sont les indices de cette « oralité » dans le texte ? (anaphore, répétition, allitération, gradation, construction des phrases…)
3) Quel double enjeu social suppose le discours de Robespierre ?
4) Sur quelle antithèse est construite la dernière phrase du discours de Robespierre ?
Quel est le rôle de cette phrase à la fin du discours ? En quoi se justifie cette place dans le texte et dans la stratégie argumentative ?

SEANCE N° 2
Objectif :
– L’art du discours et l’acte de parole
– La participation de Robespierre au débat public contre l’abolition de l’esclavage. Le discours du 13 mai 1795 à la constituante

I – OBSERVATION
Robespierre, un des chefs de la Constituante s’adresse à l’assemblée en vue du vote à travers lequel il s’agit de se prononcer pour ou contre les représentants coloniaux.
En effet, le 11 mai 1791 s’est ouvert en France un débat sur le statut des colonies : les colons blancs souhaitent obtenir à St Domingue le rétablissement d’une Assemblée coloniale placée sous leur contrôle et seule habilitée à légiférer sur le territoire colonial (à Haïti).
A Haïti, seuls les métis eux-mêmes libres et propriétaires de plantation, mais privés de droits civiques, ont pris les armes contre les Blancs.
Leur révolte a tourné au désastre et deux de leurs chefs : Ogé et Chavannes ont été exécutés dans des conditions atroces, ce qui a provoqué en métropole une grande émotion et une vague de sympathie envers les révoltés.
C’est donc dans ce contexte passionné et, peu de temps avant un vote, dont l’enjeu économique et considérable pour la France, puisque cette dernière tire d’importants bénéfices du commerce colonial, que Robespierre s’adresse à l’assemblée pour y exposer une position abolitionniste que peu de députés se risquent alors à tenir.
Cet extrait est donc la trace écrite d’un message oral fort en regard des implications politiques de son contenu.
Pour Robespierre, il s’agit de convaincre un auditoire présent qu’il va devoir amener à agir selon son opinion.
Son discours s’appuiera sur cette présence physique ainsi, on notera dans son texte nombreuses marque d’oralité :
– dès la première phrase : « vous » le pronom qui désigne l’Assemblée Constituante qu’il souhaite convaincre de voter contre la proposition des représentants coloniaux.
– dès la première phrase, on peut noter des figures d’insistance comme l’allitération en (v) : « vous, vos, votre », la répétition ligne 1 ligne 2 « vous aurez prononcé, puis les anaphores (répétition en début de phrase) ligne 19-20 « périssent les colonies s’il… », la surenchère (une enchère au-dessus) ligne 4-5 « non content… on veut encore ».
Dans un deuxième temps, on reconnaît de nombreux procédés par lesquels Robespierre dramatise son discours, toujours pour obtenir davantage l’adhésion de son auditoire.
Le discours par sa forme devient comme présent devant un public qui assiste à une sorte de mise en scène des paroles.
Ainsi, on relève le recours à deux reprises dans le texte au procédé de la gradation : ligne 19-20 « votre bonheur, votre gloire, votre liberté » et ligne 26 : « ni la nation, ni les colonies, ni l’humanité entière ».
Par le recours à la gradation, Robespierre vise à emporter la pensée de son auditoire, il joue sur le lyrisme pour emporter la pensée de son auditoire.
De même, le recours à la mise en relief, on appelle « mise en relief » le procédé qui consiste à mettre en valeur une expression en la détachant du reste de la phrase, participe de la même intention de mettre en scène les paroles de son discours.
Ainsi lignes 2 et 3 : « (Et) votre propre déshonneur (et) le renversement… » ; ou encore la construction archaïque « périssent les colonies » empruntée au latin.
Par tous ces procédés, il s’agit en frappant l’oreille de l’auditoire d’insister et de souligner le rôle important des députés et les conséquences graves de la façon dont ils vont, et pour qui, ils vont voter.
On appelle cette dimension du langage, la dimension performative, le langage devient acte de parole.

II – L’ENJEU MORAL ET POLITIQUE DU DISCOURS DE ROBESPIERRE DANS LA MOUVANCE DE ROUSSEAU – SUIT LA PENSEE DE ROUSSEAU
Au-delà de l’éloquence, de l’art du discours, ROBESPIERRE creuse et développe un enjeu politique certes, mais humain.
Ainsi, concernant la question de l’esclavage, l’assemblée est confrontée à ses responsabilités : « Dès le moment où dans un de vos décrets, vous aurez prononcé le mot ‘esclaves’, vous aurez prononcé et votre propre déshonneur et le renversement de votre constitution ».
• dès la première phrase, ROBESPIERRE expose sa thèse : (son point de vue) pour lui ‘esclaves’ = déshonneur + renversement de la constitution pour l’assemblée et dans cette phrase, le mot ‘prononcer’ signifie à la fois : « dire mais également rendre un jugement ».
C’est un mot qui vaut un acte c’et un exemple de ce que l’on appelle la valeur performative du langage (le langage pour agir) et il met l’assemblée face à ses responsabilités.
Pour lui,
Comme pour ROUSSEAU, l’esclavage porte en lui-même sa condamnation, cependant l’originalité de la démarche de ROBESPIERRE c’est de viser l’esclavage qui lui est contemporain, tel que la France d’alors le pratique.
1) • Il va jusqu’à nommer ses contradicteurs :
& 18-9 « les adversaires des hommes de couleurs »
& 21 « les colons »
& 25 « les députés des colonies »
2) •il fixe également clairement l’enjeu du débat par le biais d’une imprécation devenue célèbre
& 19 « périssent les colonies » s’il faut leur sacrifier »
& 15 « les principes de la liberté » tels qu’ils sont définis dans la ‘déclaration des droits de l’homme’ ».
3) • Enfin, il termine son discours sur une phrase emphatique (expression solennelle d’une idée forte à l’aide, par exemple, d’une phrase longue qui enchaîne plusieurs périodes et des constructions symétriques) alliant la force de la rhétorique à la force de l’idée exprimée, cela parce que c’est la dernière impression qui restera à l’auditoire qu’il veut convaincre de voter contre l’esclavage. C’est un peu, la dernière scène jouée par le langage devant son public, dernière scène porteuse de l’idée essentielle du discours :
& 22 « Je déclare au nom de l’Assemblée, au nom de ceux des membres de cette Assemblée qui ne veulent pas renverser la Constitution, au nom de la nation entière qui veut être libre, que nous ne sacrifierons aux députés des colonies, ni la nation, ni les colonies, ni l’humanité entière ».
Cette phrase, il la construit en opposant :
1) l’intérêt immédiat de la France (les revenus tirés des colonies) qui se confond avec celui des colons (leur pouvoir dans les colonies)
2) sa position de principe qui répond au principe d’universalité (puisqu’il inclut : « l’humanité » entière »). Il s’oppose à ‘sacrifier’ le respect des droits de l’homme à l’intérêt des seuls « colons »

III – SYNTHESE
Cet extrait du discours de ROBESPIERRE à cause des enjeux historique et politique présente donc des qualités historiques remarquables, l’auditoire est interpellé, les répétitions soutiennent son attention, les gradations et l’emphase emportent son enthousiasme. Il s’agit bien de faire agir un public.
Cependant, ce discours doit la force de sa valeur performative à la conviction de ROBESPIERRE.
Ce dernier défend la liberté de l’individu et La Déclaration des Droits de l’Homme.
En cela, de simple discours de circonstances, le texte devient reflet des grands principes universels véhiculés par les philosophes des Lumières.

Par santa13 le 10 mai, 2010 dans Non classé
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ARTICLE PHILOSOPHE

MOUVEMENT LITTERAIRE : L’esprit et les idéaux des lumières.
AUTEUR : Dumarsais, un des philosophes des Lumières
SOURCE : L’encyclopédie rédigée par plusieurs auteurs dont Diderot, Montesquieu afin de faire l’inventaire raisonné des connaissances de leur époque, de décrire les savoir-faire technique et d’encourager les inventions et les applications pratiques de la science et ainsi de contribuer au progrès économique et moral de l’humanité.
SUJET : L’article philosophe est un portrait élogieux et enthousiaste du philosophe. Ce dernier représente un modèle intellectuel et moral incarnant l’esprit des Lumières.
On pourra se demander en quoi cet article est représentatif de l’esprit des Lumières.
Dans un premier temps, nous verrons de quelle façon Dumarsais présente le philosophe comme un modèle, une incarnation de l’esprit des Lumières ; dans un second temps nous verrons de quelle façon l’article lui-même est représentatif de l’esprit des Lumières.

I – LE PHILOSOPHE
1) on note tout d’abord le recours au registre de l’éloge : le philosophe est présenté comme un modèle.
Ligne 14, on relève l’hyperbole « une grande perfection » ou le recours à l’affectif: ligne 35 « notre philosophe » l’auteur exprime l’intimité, il se sent proche du philosophe.
2) Ensuite, l’auteur met en valeur les qualités de philosophe. Il s’agit de quelqu’un de « social » c’est-à-dire qui a quelque chose à offrir à la société et de « sociable » en cela qu’il ne se tient pas à l’écart de cette dernière.
Ligne 25 « ne se croit pas en exil dans ce monde » et ligne 27 « trouver du plaisir avec les autres »
C’est également un être de qualité, il est réfléchi, vrai : ligne 7 « n’agit qu’après réflexion », oralité, ligne 31 : « honnête homme ».
Il fait preuve d’esprit critique, on peut donc dire de lui que c’est un homme de raison Ligne 2 « la raison détermine le philosophe », ligne 48 « pour raison ».
3) Enfin le philosophe est détruit par le biais des buts qu’il se propose.
Il vise tout d’abord à éclairer l’ignorant en découvrant la vérité : ligne 10 – 11 « pouvoir la démêler là où il peut l’apercevoir ».
Il souhaite avant tout se rendre utile à la société en lui donnant accès à la culture, c’est-à-dire en l’aidant à accéder à l’idéal de l’honnête homme. (culture et éducation plus ou moins raffinées).
Ligne 30 « se rendre utile » : lignes 49-50 « ne produire que des effets conformes à l’idée d’honnête homme »
On retrouve bien une représentation valorisante du philosophe. Celui -ci représente l’idéal à atteindre puisqu’il sait à la fois se mêler à la société et lui apporter des valeurs qui ne peuvent que la faire progresser vers plus de connaissances, d’intelligence et de respect de l’individu.

II – Dumarsais, pour faire l’éloge du philosophe met en pratique ses propres qualités de philosophe, on reconnaît cette démarche dans la façon qu’il a de bâtir son article.
Ainsi, nous pouvons y déceler la volonté de démontrer ses affirmation. Il compare l’attitude du philosophe à celle des autres hommes, pour l’opposer : ligne 2 « le philosophe, au contraire, démêle les causes autant qu’il est en lui »…
Il décrit ensuite la méthode choisie par le philosophe pour atteindre « les causes ». Il la caractérise en mettant en valeur le recours à la réflexion, objective, scientifique que celle-ci suppose. Ligne 4 « la vérité n’est pas pour le philosophe une maîtresse qui corrompe son imagination ». Le philosophe ne se laisse pas abuser « corrompre » par son amour de la vérité, il vérifie ses dires ; ligne 6 « il ne la confond point avec la vraisemblance » ; il prend pour vrai ce qui est vrai, pour faux ce qui est faux ».
Enfin, il sait rester humble : ligne 9-10 « lorsqu’il n’a point de motif pour juger, il sait demeurer indéterminé ».
Ainsi dans cet article après l’hypothèse : ligne 2 « le philosophe » est celui qui « démêle les causes » et l’observation de la démarche du philosophe : réflexion objective, discernement et humilité, il peut en venir alors à une conclusion, ligne 11  » l’esprit philosophique est donc… » et plus loin dans l’article  » plus vous trouverez de raison dans un homme, plus vous trouverez en lui de probité. Au contraire, où règnent le fanatisme et la superstition, règnent les passions et l’emportement. Le tempérament du philosophe c’est d’agir par esprit d’ordre (méthodiquement) et de raison (avec intelligence).
Ainsi, aucune des affirmations qui constituent le portrait du philosophe n’arrivent sans avoir été « démontrées », « éclairées », dans cet article ce n’est ni la passion, ni le fanatisme qui parle, c’est la raison, l’intelligence de l’auteur qui s’exprime en parfait philosophe qu’il est.
CONCLUSION :D umarsais par le biais de cet article offre donc sa pleine participation à la cause des Lumières puisqu’il présente à la fois l’éloge du modèle du philosophe et cela en adoptant une démarche quasi-scientifique prouver le bien fondé de cet éloge.
Ainsi, on peut dire que tant explicitement, qu’implicitement cet article est bien représentatif de l’esprit des Lumières visant comme le veut la métaphore, à éclairer tout un chacun et à l’encourager dans sa quête authentique et sincère de la vérité.

Par santa13 le 10 mai, 2010 dans Non classé
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CORRESPONDANCES – Charles BAUDELAIRE – LE SONNET BAUDELAIRIEN

Le poème, un art poétique ? Dans quelle mesure ?
I – Tout d’abord par sa forme :Ce « poème » est un « sonnet » forme particulièrement appréciée par Baudelaire qui y trouve à la fois un cadre et un espace de liberté.
Les vers sont des alexandrins, 14 vers.
Cependant si le schéma métrique canonique du sonnet est respecté en ce qui concerne les quatrains, il est assoupli par l’auteur dans les tercets : il s’agit d’un sonnet irrégulier : C DC DEE.
En effet, si effectivement les tercets forment une unité répondant aux quatrains, ils développent l’exemple, illustrant l’affirmation des quatrains, ils n’ont cependant de tercets que l’apparence puisque le jeu des rimes fait qu’ils forment un quatrain et un distique suivant ainsi le modèle anglais du sonnet.
On note également dans ce sonnet, l’importance du vers 8, vers « tournant » du sonnet mais, de plus, évoquant deux des thèmes majeurs de la poésie Baudelairienne :
– « le parfum » et « la correspondance » évoquée à la fois par le titre et par le vers 8 est une des clefs du poème mais aussi de l’œuvre. En effet, tout en faisant référence à la conception du surnaturalisme des romantiques allemands, elle évoque, par ailleurs, une des spécificités de l’écriture baudelairienne : le sens des images pour dire le monde, le travail d’un langage qui sait faire surgir l’image évocatrice.
II – L’art des images pour dire le monde :
C’est surtout dans les quatrains que Baudelaire affirme sa vision du monde et de la place de l’homme dans ce monde.
Dans le premier quatrain la nature est présentée à travers la métaphore du temple, c’est sa dimension sacrée qui est présentée. On peut relever le champ lexical y faisant référence : vers 1 « temple » et « piliers » ; vers 3 « symboles » que l’on retrouve dans le second tercet : vers 12 « choses infinies » et vers 14 « transports de l’esprit ».
Pour Baudelaire, cette nature est sacrée et mystérieuse, elle s’adresse à l’homme mais dans un langage tout aussi mystérieux puisque l’homme doit apprendre à le déchiffrer : vers 21 « confuses paroles », vers 3-’ « des forêts de symboles qui l’observent », vers 5-6 « de longs échos qui de loin… », vers 6 « une ténébreuse et profonde unité. »
Pour comprendre ce message, le poète dispose d’une clef : le langage de la nature est multiforme mais il existe une unité entre toutes les formes qu’il peut prendre et plus encore, l’ensemble de ces formes constitue une sorte de chorale. C’est la notion de « Synesthésie » de laquelle le poète va pouvoir puiser son inspiration et grâce à laquelle il va transmettre aux hommes le sens du message qu’il aura déchiffré – vers 8 « Les parfums, les couleurs et les sons se répondent; »
La Nature, c’est aussi vers 3 « des forêts » et « L’homme y passe », il y est observé vers 4 « avec des regards familiers » – Il n’est donc pas étranger.
III – Le rôle du poète :
Le poète a un rôle particulier dans ce monde. Il est l’intermédiaire, c’est lui qui fait le lien, qui sait interpréter les « Correspondances » qui existent entre ce monde et l’infini, et il le fait à l’aide du langage poétique. Il s’agit d’expliciter ce lien entre les sens et l’esprit : par les sens, l’homme peut atteindre l’infini et pour illustrer ce point de vue, dans « Correspondances », Baudelaire prend l’exemple du parfum.
Le poète est l’homme qui sait établir les analogies. Notre auteur met en œuvre ce sens des analogies en développant le thème « des parfums » – dans les tercets. Il y constitue la preuve de l’affirmation énoncée dans les quatrains : il existe des correspondances dans tous les messages adressés à l’homme par la nature.
Pour révéler ces analogies, le poète recourt à une série de comparaisons. A travers elles, deux sortes de parfums s’opposent :
– les premiers, « frais », « doux », « verts »
– les seconds, « corrompus », « riches », « triomphants » et chacune des 2 catégories occupent 2 vers liés par la rime DE;
Si l’on s’en tient aux adjectifs, seul « verts » établit une liaison entre « parfum » et « couleurs », entre olfactif et visuel mais les 2 séries « frais – doux – verts » et « corrompus – riches – triomphants » forment aussi un contraste violent en quelque sorte entre l’innocence et son contraire -
D’autre part, les 2 séries introduites par « comme » ne sont pas parallèles.
« Chairs d’enfant » – « hautbois et prairies » entrent dans de vraies comparaisons, alors que « ambre – musc – benjoin et encens » sont des exemples de parfums.
A travers ces 2 séries l’auteur rapproche la fraîcheur de scènes pastorales en lien avec la nature et l’enfance à d’autres plus sensuelles liées aux excès du monde « adulte ».
De la première série, il reste au lecteur des impressions légères, « visuelles » (verts), « sonores » (hautbois) et « tactiles » (chairs d’enfants, prairies) ; de la seconde, il reste des impressions plus lourdes et imprégnées de l’intensité des parfums d’origine végétale « l’ambre », « l’encens » ou animale « le musc ».
Cependant, ces 2 sources de parfums bien que opposées, projettent toutes deux l’homme vers l’infini, vers ce monde idéal auquel aspire Baudelaire. En effet, elles provoquent vers 14 « les transports de l’esprit et des sens » -
Il y a donc bien correspondances entre le monde terrestre et celui de l’infini.
Le débordement concernant le sens des tercets par rapport au vers 8, justifie le débordement de la dernière rime sur le second tercet : en effet, les correspondances établies par les outils de comparaison dans le poème dépassent le cadre des 3 sens mentionnés au vers 8 puisque le toucher est évoqué au vers 9 « chairs d’enfants » et au vers 10 « prairies ».
Ainsi, par le jeu des rimes, le schéma métrique n’est plus 3+3 mais 4+2. Le distique célébrant l’unité du microcosme vers 8 « les parfums » ayant vers 12 « l’expression des choses infinies », rejoignant l’unité du macrocosme : vers 8 « les parfums, les couleurs et les sons se répondent », vers 6 « dans une ténébreuse et profonde unité » évoquée dans les quatrains.
Le vers 14 réunit par ailleurs les 2 aspects : le monde de l’esprit et celui des sens ; il est préparé par le vers 13, « l’ambre et le musc » évoquant les plaisirs de la chair ; « le benjoin et l’encens », les joies de l’esprit. En effet, ce sont les parfums brûlés alors dans les églises.
Le poète est donc bien l’homme qui sait percevoir « le langage des fleurs et des choses muettes », celui qui met en relation par le jeu des synesthésies les messages de la nature qui s’adresse aux sens de l’homme mais pour mieux dire l’infini.
CONCLUSION :
Ainsi, tant par sa forme : un sonnet, que par le sens, on peut dire de correspondances qu’il évoque les grandes lignes de ce qui pourrait être l’art poétique des Fleurs du Mal.
On y reconnaît son goût pour une forme brève mais qui peut ouvrir sur l’infini, son esthétique du dandy ayant accepté en surface l’intégration mais l’ayant dépassée.
Il y met en œuvre l’art des images des figures d’analogies (métaphores et comparaison) plus propices à dire les symboles d’une nature qui ne se dévoile qu’à celui qui sait extraire grâce à « son œil poétique » « le caractère poétique de toutes choses ».
Le conte de Lisle par C. Baudelaire
Cet art des images, il le nourrit du jeu des synesthésies.
Pour le poète, il s’agit de lire le monde à travers les sensations qu’il lui procure et qui le mènent vers cet ailleurs idéal et sublime.

LE SONNET BAUDELAIRIEN
A travers cette forme, Baudelaire vise une véritable authenticité, à travers elle il s’est voulu le chantre de la modernité :
– Forme à la fois désuète et ostentatoire – Forme contraignante ?
Le poète la renouvelle :
a) En se pliant aux règles désuètes mais en se jouant des règles :
- sonnets irréguliers.
Ainsi, il a conservé une forme pour la mener aux limites de l’éclatement ; pourquoi?
a) Le goût pour une esthétique de la brièveté
• Recherche de l’adéquation entre la nature propre des structures poétiques et les structures de l’entendement, de la sensibilité humaine.
Baudelaire anti-Hugo par excellence : incompatibilité entre poétique et forme épique.
Il préfère une forme brève qui peut ouvrir sur l’infini.
b) une esthétique de dandy :
Comme le dandysme, le sonnet est l’art de trouver une originalité contenue dans les limites extérieures des convenances, une marginalité ayant accepté en surface, l’intégration mais l’ayant dépassée.
Le sonnet baudelairien, représente alors un accord parfait entre un tempérament et une esthétique.
Le sonnet est dans l’ensemble de la création poétique de Baudelaire essentiel à cause de sa plasticité, de sa brièveté, de ses contraintes et exigences.
A travers le sonnet, les Fleurs du Mal élabore une nouvelle syntaxe et une nouvelle poétique: celle du nombre en liberté.

Par santa13 le 10 mai, 2010 dans Non classé
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