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MON REVE FAMILIER – VERLAINE – Fin et Conclusion

Ce lyrisme expression de la souffrance du poète incompris apparaît en particulier dans l’anaphore de « Pour elle seule » aux vers 6 – 7 – 8, mais également à travers l’emploi des champs lexicaux de la douleur, du malaise et de la maladie vers 6 « être un problème » ; vers 7 « les moiteurs de mon front blême » ; vers 8 « en pleurant ».
De même le rythme donné par le retour des nasales en [6 ant] suggère l’intensité de cette douleur de Verlaine :
Vers 1 : Souvent, étrange, pénétrant
Vers 5 : comprend, transparent
Vers 8 : en pleurant
Le rythme est soutenu par la cadence ternaire ce qui renforce l’évocation de la souffrance. Ce rythme pourrait simuler le gémissement du poète.
Vers 1 : « Je fais souvent/ ce rêve étrange/ et pénétrant// ».
Vers 2 « D’une femme inconnue/et que j’aime,/ et qui m’aime// ».
On note l’anaphore de « et » et le retour de la virgule qui soulignent le rythme ternaire.
Vers 4 « Ni tout à fait une autre,/ et m’aime/ et me comprend ».
La douleur du poète se fait lancinante.
La forme soutient le fond, le chant devient plainte.
Cette souffrance annoncée dans les deux quatrains trouve son explication dans les deux tercets :
– les phrases interrogatives traduisent la confusion du poète qui ne peut identifier clairement cette femme aimée qui se tient à distance.
– Le rythme devient saccadé, les coupures sont nombreuses Vers 13 et exprime comme les sanglots du poète désespéré de ne pouvoir vivre cet amour absolu. Il est déçu dans sa quête de l’amour absolu propre à la jeunesse mais qui le poursuivra et le fera souffrir tout au long de son existence et de son oeuvre puisque derrière cette quête se cache également la quête plus personnelle d’un Verlaine à la recherche de son identité et d’une forme de reconnaissance en tant que poète.
Conclusion :
Ce sonnet régulier célébrant l’idéal de la femme selon Verlaine et empreint des marques de la poésie baudelairienne annonce déjà la poésie symboliste.
La qualité de la technique, la précision des procédés d’écriture sont eux les signes d’un lyrisme original puisque Verlaine tout en célébrant un féminin réconfortant revendique l’intensité de la souffrance du poète maudit auquel il s’identifie aux côtés de Baudelaire, de Mallarmé et de Julien Laforgue.
Mais avant tout ce poème de jeunesse est déjà une mélodie et répond à l’idéal de l poésie selon Verlaine qui dira dans son « Art poètique » qu’il souhaite écrire une poésie qui sera : « de la musique avant toute chose »

Par santa13 le 10 mai, 2010 dans Non classé

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